Robert Benoit adapte et interprète seul en scène
"Lettre à ma mère" de Georges Simenon,
après "Lettre à mon juge",
monologue poignant et bouleversant d’authenticité.

« Toute ma vie je me suis occupé des autres et j’ai essayé de les comprendre. Maintenant, je m’efforce de comprendre moi-même. »

En 1972, l’auteur des Maigret renonce à écrire des romans, mais dicte au magnétophone vingt-deux volumes de souvenirs, dont "Lettre à ma mère", trois ans et demi après le décès de sa propre mère. La relation à sa mère fut marquée d’affection, mais aussi d’incompréhension voire de déception et d’hostilité.

Il a quitté Liège, lieu de sa naissance, pour Paris à l’âge de dix-neuf ans, et il effectua un dernier séjour de huit jours
à Liège au chevet de sa mère à l’hôpital de Bavière.

« Elle gardait toute sa lucidité mais elle parlait peu (…). Par contre, elle me regardait intensément et de mon côté, je la regardais ».

Trois ans et demi après sa mort, il lui adresse une longue lettre afin de mieux la connaître et la comprendre. « Pourquoi es-tu venu, Georges ? » lui demanda-t-elle à son arrivée à l’hôpital.